Le jeudi 19 mars nous avons repris les mêmes et on a recommencé notre tour du monde culinaire vu par les américains !

Le mois dernier le restaurant de la Clinton Library fêtait la France (*cf le billet du 9 mars), là c’était l’Espagne et nous étions bien curieux de voir ce qu’ils allaient en faire !

Et bien nous n’avons pas été déçus du tout….

Déjà le menu…. Attention ! Accrochez-vous ça va décoiffer !

En entrées nous avions le choix entre une salade composée d’haricots verts et de fromage espagnol, puis d’une Bouillabaisse ! Vous avez bien lu…. Nous non plus on ne le savait pas… Enfin nous avions toujours cru que c’était originaire de Marseille, même que c’était une spécialité du coin, mondialement reconnu…. On avait tout faux ! Et le gaspacho alors ! Ils l’ont oublié ! S'ils voulaient vraiment une soupe, y avait le gaspacho bon sang !

Et pour le troisième choix : un Carpaccio de bœuf… Là aussi, bêtement, on avait appris que c’était italien… « Tontos* » que nous sommes ! Bon en même temps, vu de ce côté de l’Atlantique, à 300km près, on est bon, non ?! Et 300 bornes, à la taille des USA, de ce côté ci, on passe pour des chipoteurs… Pas plus.

Je n’ai pas résisté à tester la bouillabaisse, très curieuse de voir ce qu’ils en avaient fait. Surprise : elle n’était pas mauvaise !

Attention les gars, rien à voir avec celle de ma mère, 5 étoiles – hors catégorie, on est bien d’accord. Je n’ai pas non plus eu la rouille et en guise de croutons… un sandwich jambon/beurre sur le côté de l’assiette !

Mais elle n’était pas mal quand même, je dois bien l’avouer.

Comme plat principal, c’était au choix, Paëlla.

Ahhhhh. Là, nos bons basiques revenaient ! Quand même !

Dommage que le riz s’apparentait à la cuisson du risotto.

Ce n’était pas non plus celle de notre cher Vincente… Mais bon.

On a ri car nous avons demandé du citron et au lieu de nous ramener des quartiers, ils nous ont apporté une assiette de rondelles, comme pour les cocktails ! Aucun doute : ils n’avaient pas la moindre idée de ce qu’on voulait en faire !

Inutile de vous donner les deux autres choix : un plat de poisson et un de poulet. Pas très espagnols aux dires de ma copine Belen…

Comme pour la France, les desserts ont été un mystère : un flan de goyave, fraises et rhubarbes, ou une bombe à la poire ou un gâteau à l’huile d’olive (???).

Nos espagnols étaient catastrophés… Ils auraient quand même pu nous mettre des recettes à base de jambon cru, d’huile d’olive, de poivrons, d’anchois, de turon, chorizo, la crème catalane, etc… Ils ont des trucs quand même en Espagne ! Allons, allons…

L’animation n’était pas mal non plus. Une castafiore est venue chanter mais ce n’était pas la même que la dernière fois. D’ailleurs cette fois, notre table, ils l’avaient mis à côté du piano ! Du coup quand elle a commencé à chanter… Il nous a été impossible de nous parler ! Comme ça le problème était réglé. Dois-je vous préciser qu’elle a aussi chanté en français et en italien… Non ! Ce n’est pas la peine, on est d’accord.

Enfin quand même, c’est désolant de voir qu’ils ne font pas la moindre différence entre les pays. Et si on se sent européen, on reste quand même attaché à nos spécificités.

Et comme la dernière fois : début à 19h tapante… et dodo à 21h !

En avril c’est l’Inde, mais nous avons décidé de sauter… On veut bien être aventuriers mais on ne veut pas être malades.

Nous nous retrouverons donc pour Cuba en mai.

Je sais. Vous devez penser : mais pourquoi ils y retournent si rien ne va ?

D’abord parce qu’on reste subjugués de voir comment ils nous perçoivent. C’est un éternel sujet de surprises ! Et de ce côté-là ils sont pleins de ressources pour nous susprendre.

Ensuite, parce que nous sommes TRES critiques… et moqueurs…. Et on rigole un peu (beaucoup) de leurs bourdes…

Ca nous rassure en fait !

Non, nous ne sommes pas si mauvais en France, ou en Europe.

Non ils ne sont pas si bons et inaccessibles… ils ont  juste l’art et la manière de nous le faire croire !

(* bête, idiot, imbécile en espagnol)